L'actualité (judiciaire...) du Poker live a Toulouse
Pour tout ceux qui ne recoivent pas La Depeche avec leur bouteille de lait chaque matin , l'info du jour :
AFFAIRE GLEIZE. 200 À 300 JOUEURS DE POKER PAR SEMAINE SE RÉUNISSAIENT AU CLUB DE BRIDGE. PARMI EUX, ÉTUDIANTS ET COMMERÇANTS.
Jusqu'à 150€ la mise pour jouer
Le poker : une affaire d'hommes. Étudiants en médecine, commerçant ou professions libérales, ils étaient nombreux, surtout des jeunes de moins de 30 ans, à s'inviter à la table de Jean-Pierre Gleize. Depuis l'incarcération samedi soir de cette figure emblématique des nuits toulousaines, les accros du poker devront à présent ronger leur frein, passer leur tour. Ami des sportifs et du Tout-Toulouse noctambule, Jean-Pierre Gleize, 46 ans, est soupçonné d'organiser des jeux clandestins, en l'occurrence des parties de poker, et de blanchiment d'argent Avec lui, deux membres de l'association de bridge, Claude Marbleu, 50 ans, président et Jean-Claude Sabatier, 63 ans, trésorier du club sont également mis en examen et écroués. L'onde de choc qui a suivi le placement en détention provisoire de Jean-Pierre Gleize continue de secouer bien au-delà des cercles d'amis et des proches de ce minot de Marseille. Car qui aurait pu se douter que ce tripot réunissant fils de bonnes familles vaut aujourd'hui à ces présumés organisateurs des déboires judiciaires ? C'est au premier étage de la résidence Roosevelt, boulevard de Strasbourg, que les parties de pokerse tenaient. Selon une source proche de l'enquête, « elles constituaient le principal fond de roulement de l'association de bridge depuis un an. » Le jeudi et le dimanche, une centaine de joueurs misent entre 30 et 150€. Sur les 30€ versés, 5€ vont directement au club au titre du droit d'entrée. Les 25€ constituent un pot commun partagé par les 6 gagnants d'un tournoi qui ouvre chacune des soirées. Un système auquel adhèrent environ 200 à 300 joueurs par semaine depuis un an. Les perdants des tournois poursuivent alors la soirée jusqu'à 2 ou 3 heures enchaînant les parties endiablées.
10 000€ PAR MOIS
Des « room poker» jusqu'au bout de la nuit et dont l'engouement va crescendo mais pas seulement à Toulouse. On estime, en effet, en France, à plus de 500 000 le nombre de joueurs réguliers atteints de «pokermania. » Dans l'affaire Gleize, l'enquête des RG, en charge de la police des jeux et donc de l'enquête sur l'existence d'une maison de jeux de hasard, estime à environ 10 000€ par mois les bénéfices tirés de cette activité. Une somme qui sert à payer les frais liés au fonctionnement de ces parties (location de salle, électricité, etc...) mais qui aurait aussi rejoint les propres poches des suspects. Des accusations niées par la défense de Jean-Pierre Gleize dont les établissements de nuit font l'objet de contrôles fiscaux. « Le blanchiment provient d'une activité occulte en lien avec un crime ou un délit. Or, la tenue de ces jeux de hasard n'a rien à voir avec tout cela. Peut-on sérieusement considérer que le pokerest un jeu de hasard ? », avance l'un des avocats de Jean-Pierre Gleize, avec Me Cohen, Me Kiêt Nguyen, dont le bras de fer avec la police ne fait que commencer.
Frédéric Abéla
La chasse aux jeux de hasard La prochaine ouverture du casino définitif, cet été, à Toulouse, pousse les ministères de l'Intérieur et des finances à accroître les contrôles sur la tenue des maisons de jeux de hasard. Rappelons que seuls la Française des Jeux, le PMU et 180 casinos en France sont autorisés à organiser des jeux d'argent. Selon nos informations d'autres lieux à Toulouse comme en France font l'objet d'attentions particulières.
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