De la pensée à l'expérience, de la théorie à l'expérimentation : Recueil de réflexions.
Une page est tournée...
Envoyé 07/11/2008 à 09h56 par ZAZZ
Voici un billet d'actualité extrait principlament d'un article de Christophe Barbier dans l'Express que j'ai juste envie de faire partager.
Je ne souhaite pas qu'il soit comptabilisé pour le bonus Las Vegas Poker Dream mais simplement vous en faire part car j'ai bien aime l'article et que je partage les points de vue de l'auteur.
Une fois de plus l'Histoire nous a réservé une de ces surprises dont elle seule peut s'enorgueillir. Plus que de l'enthousiasme, mieux que de la joie, c'est un immense espoir qui vient de l'Amérique. Que Barack Obama, élu 44e président des Etats-Unis, prenne en janvier les rênes de la première puissance mondiale nous aide à croire que le XXIe siècle ne sera pas l'âge des fatalités.
Il y eut de la prophétie dans sa campagne; puisse-t-il y avoir de la prémonition dans son triomphe. Pèse désormais sur Barack Obama l'impérieux devoir de ne pas décevoir.
Cette victoire est, d'abord, une bonne nouvelle pour l'Amérique elle-même. Sept ans après les attentats du 11 septembre, cet immense pays démocratique porte à sa tête un quadragénaire dont le second prénom est Hussein et dont le père naquit, au Kenya, dans une famille musulmane.
Quelle belle leçon d'ouverture au monde ! La présidence Obama peut être celle de la sécurité sans paranoïa. Sa couleur de peau est somme toute anecdotique mais en installant un Noir, même s'il n'est pas descendant d'esclaves, à la Maison-Blanche, le peuple américain montre aussi qu'il a appris à vivre avec son passé.
L'accession d'Obama au pouvoir suprême est aussi une bonne nouvelle pour l'Europe. A l'antiaméricanisme sous-jacent en de nombreux pays du Vieux Continent, et trop présent en France, comme au suivisme soumis envers l'Oncle Sam, qui régit la Grande-Bretagne et certains anciens pays de l'Est, peuvent succéder des relations transatlantiques mêlant raison et affection, cet alliage qu'on appelle confiance.
Car le vote du 4 novembre est, enfin, une très bonne nouvelle pour le monde. Après l'emploi de la force, même légitime, les Etats-Unis vont peut-être privilégier l'usage de l'intelligence. Pour la paix au Proche-Orient, pour la sécurité face au terrorisme, tout angélisme serait un prélude à la désillusion. Mais avec Obama, au moins, une aventure sanglante et solitaire comme la désastreuse équipée irakienne sera évitée à l'Occident.
A souligner, la modestie avec laquelle son concurent, McCain, a accueilli cette nouvelle. Rapelant qu'il y a un siècle, le président Théodore Roosvelt avait choqué de nombreux américains en invitant un noir à la Maison Blanche il tena ce propos : "L'Amérique d'aujourd'hui est à des années lumières de l'intolérance cruelle et abominable de cette époque là".
"Le changement est arrivé en Amérique", a déclaré Obama devant ses électeurs en liesse le soir de son sacre. C'est effectivement ce que l'on a de mieux à leur souhaiter.
Je ne souhaite pas qu'il soit comptabilisé pour le bonus Las Vegas Poker Dream mais simplement vous en faire part car j'ai bien aime l'article et que je partage les points de vue de l'auteur.
Une fois de plus l'Histoire nous a réservé une de ces surprises dont elle seule peut s'enorgueillir. Plus que de l'enthousiasme, mieux que de la joie, c'est un immense espoir qui vient de l'Amérique. Que Barack Obama, élu 44e président des Etats-Unis, prenne en janvier les rênes de la première puissance mondiale nous aide à croire que le XXIe siècle ne sera pas l'âge des fatalités.
Il y eut de la prophétie dans sa campagne; puisse-t-il y avoir de la prémonition dans son triomphe. Pèse désormais sur Barack Obama l'impérieux devoir de ne pas décevoir.
Cette victoire est, d'abord, une bonne nouvelle pour l'Amérique elle-même. Sept ans après les attentats du 11 septembre, cet immense pays démocratique porte à sa tête un quadragénaire dont le second prénom est Hussein et dont le père naquit, au Kenya, dans une famille musulmane.
Quelle belle leçon d'ouverture au monde ! La présidence Obama peut être celle de la sécurité sans paranoïa. Sa couleur de peau est somme toute anecdotique mais en installant un Noir, même s'il n'est pas descendant d'esclaves, à la Maison-Blanche, le peuple américain montre aussi qu'il a appris à vivre avec son passé.
L'accession d'Obama au pouvoir suprême est aussi une bonne nouvelle pour l'Europe. A l'antiaméricanisme sous-jacent en de nombreux pays du Vieux Continent, et trop présent en France, comme au suivisme soumis envers l'Oncle Sam, qui régit la Grande-Bretagne et certains anciens pays de l'Est, peuvent succéder des relations transatlantiques mêlant raison et affection, cet alliage qu'on appelle confiance.
Car le vote du 4 novembre est, enfin, une très bonne nouvelle pour le monde. Après l'emploi de la force, même légitime, les Etats-Unis vont peut-être privilégier l'usage de l'intelligence. Pour la paix au Proche-Orient, pour la sécurité face au terrorisme, tout angélisme serait un prélude à la désillusion. Mais avec Obama, au moins, une aventure sanglante et solitaire comme la désastreuse équipée irakienne sera évitée à l'Occident.
A souligner, la modestie avec laquelle son concurent, McCain, a accueilli cette nouvelle. Rapelant qu'il y a un siècle, le président Théodore Roosvelt avait choqué de nombreux américains en invitant un noir à la Maison Blanche il tena ce propos : "L'Amérique d'aujourd'hui est à des années lumières de l'intolérance cruelle et abominable de cette époque là".
"Le changement est arrivé en Amérique", a déclaré Obama devant ses électeurs en liesse le soir de son sacre. C'est effectivement ce que l'on a de mieux à leur souhaiter.
Nombre de commentaires 4
Commentaires
-
C'est un très bon orateur et j'espère qu'il soit à l'hauteur de ses responsabilités, même si les républicains l'accusent de manque inexpérience...Citation:Pèse désormais sur Barack Obama l'impérieux devoir de ne pas décevoir.
Néanmoins il me déçoive par rapport à sa façon de voir la Colombie. J'espere qu'il va choisir les bons conseillers pour changer un peu sa vision très "académique et carré" du problème et ne pas laisser tomber mon pays
Envoyé 07/11/2008 à 14h02 par Flak
-
Envoyé 09/11/2008 à 20h48 par Cool-Down
-
Oui cool down, mais on ne peut quand meme pas juger un programme sur un seul critere !
De plus sa citation exacte etait : je suis pour la peine de mort dans un nombres tres limité de circonstances, pour les crimes les plus extremes sur des enfants par exemple.
Il a beaucoup de boulot, au usa ( immobilier, finances, secu.. ) et a l'etranger ( irak, afghanistan, relation etrangeres.. ). Beaucoup vont etre decu, ce n'est pas superman non plus et la realité politique fait qu'un seul homme ne peut pas tout changer mais au moins il y a un soufle nouveau qui pourrait en decoudre.
Je dis souvent en reponse au "Yes we can" un "Can they ?"
A voir..Envoyé 09/11/2008 à 21h55 par NIXDEMARS
-
Effectivement mais je me suis limité dans cette modeste pensée à évoquer l'aspect historique de l'évenement. J'ai donc occulté volontairement ces penchants moins plaisants pour nous européens. Mais qui sont tellement encrés et typiques d'une pensée américaine, comme le protectionisme et l'isolationisme chers aux démocrates, ou bien l'application de la peine de mort, qu'il est très difficile de statuer dessus.
Pour la peine de mort, il faut se rappeler dans quel contexte elle a été abolie en France. L'opinion publique était alors très hostile à cette idée et il a fallu une extrême volonté du pouvoir pour en arriver là, sans laquelle aujourd'hui la population française serait peut être encore dans le même état d'esprit. Alors que cela semble une évidence pour nous grâce à cette Histoire commune, les USA ont une Histoire différente et je pense qu'il faut être indulgent envers cela.Envoyé 09/11/2008 à 22h06 par ZAZZ









