
Une semaine à Wagram (Wagram Project : Stage IV) (3/3)
Session 9 / Jeudi 06/03 : 16h30 – 05h40 (13h10)
Nouveau déraillage.
Je joue normalement les premières heures, prends et perds des pots de tailles mesurées et maintien mon stack à 200 jusqu'à 22h30.
Le profil de la table (passée en 2/4 à 20h00) s’est quelque peu durcit avec l’arrivée de nouveaux joueurs aux stacks plus imposants. L’aggressivité preflop est alors fréquente avec des raises supérieurs à 20 €. Cela génére de gros pots dès le flop, ce qui ne favorise pas mon jeu, beaucoup basé sur le jeu postflop avec toutes sortes de mains.
De plus, j’ai un virage assez tendu sur ma gauche avec Damon qui fait option (à 8 €) à chaque fois que je suis de blindes, puis Pedro deux sièges plus loin, difficile à manoeuvrer. En face, de moi, j’ai un regular de la 250, venu se défouler en attendant que sa table ouvre. Et j’ai un maniac à ma droite, au bouton quand je suis BB. Bref, le bonheur.
Dans ce Bagdad parisien, difficile de pouvoir s’exprimer sans cartes. Et au lieu de faire le dos rond et d’attendre les bonnes opportunités, je vais rentrer dans des coups et prendre des coups de battes. Oh bien entendu, j’ai pris des pots aussi. Mais quand on est pas satisfait de son jeu, on se souvient principalement des mauvais.
Je gamble notamment une cave avec AT, preflop contre un short-stack que je veux isoler. Damon a 77 et ne lache pas son option relancée, et call mes 160 preflop. Rien ne tombe et les 77 prennent tout.
J’ai TT, je fais un gros raise à 50 en middle. Mr250 me paie en sb. Un As au flop et il insta-all-in pour 160 de mieux. Je suis obligé de jeter ma main et il show A3.
J’ai double paire au flop avec un tirage couleur. Un joueur avec une overpair bet 30, je reraise à 150 pour faire fuir un éventuel tirage. Le joueur à tirage réfléchit un bon moment et annonce qu’il faut qu’il le tente. Ok merci de me prévenir. La couleur apparaît direct à la turn. Il check de deux fois, je check « blasé ». Et il me montre sa couleur.
Je n’avais pris que peu de notes sur cette session donc je ne me rappelle plus trop de mes coups de gamble. Ce que je sais, c’est que j’en ai fait pas mal et que je perd 800 € sur la session. Je m’étais pourtant promis de ne pas retomber dans ces travers.
C’est suffisamment difficile de prendre de l’argent de manière très régulière pour éviter d’en gaspiller quand ca va bien.
Un dernier me revient en mémoire : un gars n’arrete pas de faire son one man show. Il me fatigue, parle beaucoup trop. Il boite à un moment donné à 92 €. Je décide de le payer avec KQo. Le call n’est pas si mauvais puisqu’il a 88. Mais en temps normal, je ne paie jamais !
J’en suis donc à environ 1.600 € de gamble sur la semaine. So sick !
A froid, j’ai réfléchi à ce phénomène. Cela se produit principalement sur des sessions où je n’ai que très peu de premiums et où la table est d’emblée agressive, notamment dans le jeu preflop. Je m’oblige alors à prendre de gros risques avec des mains très marginales et peine à lacher les coups dont j’ai déjà bien engraissé le pot. Une solution serait de quitter ce type de table, quand je m’aperçois qu’elle ne m’est plus favorable. Et de me poser sur une autre.
C’est un procédé que beaucoup de regulars font (quand ils n’ont pas trop gagné à la table… car sinon, la règle impose qu’ils doivent rester à ladite table ou attendre une heure avant d’entrer sur une nouvelle table). De mon coté, je ne change de table que lorsqu’elle casse. Ainsi, il m’arrive de passer 13 heures à la même table, d’en faire l’ouverture et la fermeture, et de voir passer un nombre incalculable de joueurs différents, changeant le profil de la table en permanence.
Je pense que ces deux sessions « gamble » m’auront appris à ne pas insister sur une table quand elle ne m’est plus profitable. Dorénavant, je ferai comme les autres régulars, j’en changerai.
Bref, - 800 sur la session. Le bénéfice net s’effrite.
Session 10 / Vendredi 07/03 : 16h00 – 20h00 (04h00)
Y’a des jours comme ca……. Vous vous rappellez de la session du mardi, où j’ai effectué une plongée à – 1.500 pour remonter à – 450 au final. Et bien cette session et celle qui suivra furent du même acabit : une journée en enfer Acte II, c'est parti.
Une avalanche d’accidents et de bad beat innévitable.
Des exemples pour illustrer :
J’ai A8 sur A86, raise, reraise, all-in. J’embarque AJ sur ce coup, pour un pot à + de 300. Turn : J mais j’ai un tirage couleur max qui s’annonce. River : J.
J’ai 8T sur KQJ, je paie le raise d’AK au flop. Turn : 9. J’ai la quinte et le tirage couleur. Je ne vois clairement pas mon opposant sur AT. On part all-in pour un pot à 400, et il tombe un T sur la river. Sick !
Ce bad beat est atténué par un coup, après ma recave, où je double up contre ce même joueur avec AK sur flop Axx. Il shove avec A9 au flop, après avoir payé OOP une grosse relance de ma part preflop. Je le call et double up.
Deux couleurs runner runner viendront mettre à mal mon stack et je termine cette session à – 300.
Session 11 / Vendredi 07/03 : 21h00 – 05h45 (08h45)
Session jumelle de la précédente. Une ribambelle de coup où je paie devant et me retrouve derrière sur la river. J’alterne fort heureusement avec des coups où je suis devant et reste devant jusqu’au bout. Ceci me permet d’atténuer les dégats.
Le coup qui « pue » : J’ai Aziz face à moi. Il parle beaucoup, joue mal. J’ai envie de l’attraper. J’ai K9, je flop double paire sur K96. Aziz boite, je call. Je show direct. Il annonce qu’il a AK et que pour le moment, je gagne. Turn : J, River : Q. Cool je prend le pot.
Aziz a curieusement le sourire. Il retourne son K, puis son…..Q ! « Je crois que c’est pour moi. » lol@slowrollament ! Et il m’a vanné quelques minutes ce qui a eu le don de me mettre dans une colère noire. Je m’étais juré de le déstacker. Ce que je ferai un peu plus tard sur un coup que j’ai oublié de noter.
Je suis miraculeusement pratiquement even sur mes deux sessions de la journée aux alentours de 3h00 du matin.
La fatigue se fait sentir. J’hésite à me lever et rentrer à l’hotel plutot que de somnoler à table. Finalement je reste. Bad read. Je prend un nouveau mauvais coup, brelan au turn contre quinte river, qui me remet à – 300. Je tente de me refaire sur les coups suivants. Je reperd 150.
Arrive le dernier coup de la soirée. J’ai 170 sur une cave totale à 630. Un joueur assez tight peine à payer le move all-in à 20 d’un joueur. Je reraise all-in pour le faire sortir du coup. J’ai seulement K7s mais je sais que le joueur tight ne pourra pas payer. Il hésite longuement, me voit sur un vol. Et finalement paie. Il montre QTo. Et c’est parti pour un gambling final à 170 €. Il chatte son T sur la river et prend le pot. Il rajoute : « Je savais que t’avais rien ! » Hum, no comment.
Bilan de la journée : - 630.
Un jour très noir, où je n’ai pas grand chose à me reprocher, hormis de n’avoir pas su me lever de table à 3h00 du matin, alors que je n’avais plus envie de jouer. A méditer.
Une fois les comptes faits, je me retrouve à seulement + 500 avant le dernier jour. Avec les frais, d’un montant proche de 600 €, je suis même légèrement en négatif.
L’objectif de la dernière session est donc simple : remonter au moins en positif, sinon mieux.
Session 12 / Samedi 08/03 : 15h00 – 06h00 (15h00)
Ma dernière session de la semaine. Etrangement celle que j’aborde avec le meilleur état de fraîcheur. Je suis reposé, la santé semble retrouvée. Et j’ai à nouveau un mental à toute épreuve. J’ai appris beaucoup de cette semaine de poker intensive et je suis disposé à la terminer sur une note positive. Et puis j’ai remis le tee-shirt Limpers. Histoire de boucler la boucle comme il se doit.
D’emblée, je me fais craquer les as. GoldenBoy à 77. Le flop n’est pas dangereux : K56. Il tente d’arracher. Je le call juste. Un 8 sur la turn. Il bet 40, je le reraise à la hauteur de son tapis : 100. Il call, commited. River : 4. Et il fait quinte.
Je recave (total 400). Je ne me démobilise pas. La table me convient parfaitement et le floor nous apprend qu’elle restera à 50 même après 20h00 (ce sera le cas tous les vendredi et samedi soir désormais).
Patiemment, je monte un stack fort honorable. Je dessoude au passage Kremlin, qui me paie deux fois avec AIR. La seconde fois, j’ai la seconde nut et lorsqu’il me paie en abatant ses cartes, il montre une telle assurance que je craint un instant qu’il n’ai la nut. En fait, il avait une jolie…. gutshot.
J’ai JJ, je call un raise reraise. Flop : Jxx. Deux all-in. Je n’ai plus qu’a call pour voir KK et QQ en face.
Je continue de grinder tranquillement jusqu’à la fin de la soirée, la terminant à 1.100 (soit + 700 €).
Une note très positive pour conclure cette éprouvante semaine pokerienne, riche en rebondissements de toutes sortes.
Je le répète encore une fois, ce n’est qu’une infime partie de tout ce que j’ai pu vivre à Wagram que j’ai pris le plaisir de retranscrire ici. Le reste, je ne peux le partager qu’avec ceux qui étaient là bas.
Au final, le bilan financier est mitigé.
Avant ce dernier jour, le bilan sur 7 jours était : 78 heures de jeu effectif pour 512 € de gain net.
Bilan final (8 jours) : 93 heures de jeu effectif pour 1.212 € de gain net.
Avec une moyenne de 2.300 mains vues, on obtient 17,6 bb / 100 hand en moyenne.
Il faut ensuite enlever les frais du séjour : 560 €.
Le gain net sur la semaine est donc de 652 €.
Cette somme se rajoute à la bankroll Wagram.
Balance Bankroll Wagram : 3.912 + 652 = 4.564 €.
Au final, j’ai passé une excellente semaine. 650 € de gain net, c’est peu et beaucoup à la fois. Je n’aurai pas gagné cette somme en une semaine de tournois sur limpers. Je n’aurai pas non plus joué 93 heures de CG et acquis toute l’expérience que j’estime avoir engrangée là bas.
Je suis donc globalement satisfait.
Ma bankroll Wagram se consolide et c’est le plus important.
Je regrette juste mes deux sessions de gambling. Environ 1.600 € que je perd un peu bêtement. Il faudra que ca me serve de leçon pour la suite. Notamment, en prévision de la semaine que je vais passer à nouveau là bas début avril.
Avant cela, j’y retourne le week-end de pâques : du samedi 22 au lundi 24 avril.
To be continued !
Nouveau déraillage.
Je joue normalement les premières heures, prends et perds des pots de tailles mesurées et maintien mon stack à 200 jusqu'à 22h30.
Le profil de la table (passée en 2/4 à 20h00) s’est quelque peu durcit avec l’arrivée de nouveaux joueurs aux stacks plus imposants. L’aggressivité preflop est alors fréquente avec des raises supérieurs à 20 €. Cela génére de gros pots dès le flop, ce qui ne favorise pas mon jeu, beaucoup basé sur le jeu postflop avec toutes sortes de mains.
De plus, j’ai un virage assez tendu sur ma gauche avec Damon qui fait option (à 8 €) à chaque fois que je suis de blindes, puis Pedro deux sièges plus loin, difficile à manoeuvrer. En face, de moi, j’ai un regular de la 250, venu se défouler en attendant que sa table ouvre. Et j’ai un maniac à ma droite, au bouton quand je suis BB. Bref, le bonheur.
Dans ce Bagdad parisien, difficile de pouvoir s’exprimer sans cartes. Et au lieu de faire le dos rond et d’attendre les bonnes opportunités, je vais rentrer dans des coups et prendre des coups de battes. Oh bien entendu, j’ai pris des pots aussi. Mais quand on est pas satisfait de son jeu, on se souvient principalement des mauvais.
Je gamble notamment une cave avec AT, preflop contre un short-stack que je veux isoler. Damon a 77 et ne lache pas son option relancée, et call mes 160 preflop. Rien ne tombe et les 77 prennent tout.
J’ai TT, je fais un gros raise à 50 en middle. Mr250 me paie en sb. Un As au flop et il insta-all-in pour 160 de mieux. Je suis obligé de jeter ma main et il show A3.
J’ai double paire au flop avec un tirage couleur. Un joueur avec une overpair bet 30, je reraise à 150 pour faire fuir un éventuel tirage. Le joueur à tirage réfléchit un bon moment et annonce qu’il faut qu’il le tente. Ok merci de me prévenir. La couleur apparaît direct à la turn. Il check de deux fois, je check « blasé ». Et il me montre sa couleur.
Je n’avais pris que peu de notes sur cette session donc je ne me rappelle plus trop de mes coups de gamble. Ce que je sais, c’est que j’en ai fait pas mal et que je perd 800 € sur la session. Je m’étais pourtant promis de ne pas retomber dans ces travers.
C’est suffisamment difficile de prendre de l’argent de manière très régulière pour éviter d’en gaspiller quand ca va bien.
Un dernier me revient en mémoire : un gars n’arrete pas de faire son one man show. Il me fatigue, parle beaucoup trop. Il boite à un moment donné à 92 €. Je décide de le payer avec KQo. Le call n’est pas si mauvais puisqu’il a 88. Mais en temps normal, je ne paie jamais !
J’en suis donc à environ 1.600 € de gamble sur la semaine. So sick !

A froid, j’ai réfléchi à ce phénomène. Cela se produit principalement sur des sessions où je n’ai que très peu de premiums et où la table est d’emblée agressive, notamment dans le jeu preflop. Je m’oblige alors à prendre de gros risques avec des mains très marginales et peine à lacher les coups dont j’ai déjà bien engraissé le pot. Une solution serait de quitter ce type de table, quand je m’aperçois qu’elle ne m’est plus favorable. Et de me poser sur une autre.
C’est un procédé que beaucoup de regulars font (quand ils n’ont pas trop gagné à la table… car sinon, la règle impose qu’ils doivent rester à ladite table ou attendre une heure avant d’entrer sur une nouvelle table). De mon coté, je ne change de table que lorsqu’elle casse. Ainsi, il m’arrive de passer 13 heures à la même table, d’en faire l’ouverture et la fermeture, et de voir passer un nombre incalculable de joueurs différents, changeant le profil de la table en permanence.
Je pense que ces deux sessions « gamble » m’auront appris à ne pas insister sur une table quand elle ne m’est plus profitable. Dorénavant, je ferai comme les autres régulars, j’en changerai.
Bref, - 800 sur la session. Le bénéfice net s’effrite.
Session 10 / Vendredi 07/03 : 16h00 – 20h00 (04h00)
Y’a des jours comme ca……. Vous vous rappellez de la session du mardi, où j’ai effectué une plongée à – 1.500 pour remonter à – 450 au final. Et bien cette session et celle qui suivra furent du même acabit : une journée en enfer Acte II, c'est parti.
Une avalanche d’accidents et de bad beat innévitable.
Des exemples pour illustrer :
J’ai A8 sur A86, raise, reraise, all-in. J’embarque AJ sur ce coup, pour un pot à + de 300. Turn : J mais j’ai un tirage couleur max qui s’annonce. River : J.
J’ai 8T sur KQJ, je paie le raise d’AK au flop. Turn : 9. J’ai la quinte et le tirage couleur. Je ne vois clairement pas mon opposant sur AT. On part all-in pour un pot à 400, et il tombe un T sur la river. Sick !
Ce bad beat est atténué par un coup, après ma recave, où je double up contre ce même joueur avec AK sur flop Axx. Il shove avec A9 au flop, après avoir payé OOP une grosse relance de ma part preflop. Je le call et double up.
Deux couleurs runner runner viendront mettre à mal mon stack et je termine cette session à – 300.
Session 11 / Vendredi 07/03 : 21h00 – 05h45 (08h45)
Session jumelle de la précédente. Une ribambelle de coup où je paie devant et me retrouve derrière sur la river. J’alterne fort heureusement avec des coups où je suis devant et reste devant jusqu’au bout. Ceci me permet d’atténuer les dégats.
Le coup qui « pue » : J’ai Aziz face à moi. Il parle beaucoup, joue mal. J’ai envie de l’attraper. J’ai K9, je flop double paire sur K96. Aziz boite, je call. Je show direct. Il annonce qu’il a AK et que pour le moment, je gagne. Turn : J, River : Q. Cool je prend le pot.
Aziz a curieusement le sourire. Il retourne son K, puis son…..Q ! « Je crois que c’est pour moi. » lol@slowrollament ! Et il m’a vanné quelques minutes ce qui a eu le don de me mettre dans une colère noire. Je m’étais juré de le déstacker. Ce que je ferai un peu plus tard sur un coup que j’ai oublié de noter.
Je suis miraculeusement pratiquement even sur mes deux sessions de la journée aux alentours de 3h00 du matin.
La fatigue se fait sentir. J’hésite à me lever et rentrer à l’hotel plutot que de somnoler à table. Finalement je reste. Bad read. Je prend un nouveau mauvais coup, brelan au turn contre quinte river, qui me remet à – 300. Je tente de me refaire sur les coups suivants. Je reperd 150.
Arrive le dernier coup de la soirée. J’ai 170 sur une cave totale à 630. Un joueur assez tight peine à payer le move all-in à 20 d’un joueur. Je reraise all-in pour le faire sortir du coup. J’ai seulement K7s mais je sais que le joueur tight ne pourra pas payer. Il hésite longuement, me voit sur un vol. Et finalement paie. Il montre QTo. Et c’est parti pour un gambling final à 170 €. Il chatte son T sur la river et prend le pot. Il rajoute : « Je savais que t’avais rien ! » Hum, no comment.
Bilan de la journée : - 630.
Un jour très noir, où je n’ai pas grand chose à me reprocher, hormis de n’avoir pas su me lever de table à 3h00 du matin, alors que je n’avais plus envie de jouer. A méditer.
Une fois les comptes faits, je me retrouve à seulement + 500 avant le dernier jour. Avec les frais, d’un montant proche de 600 €, je suis même légèrement en négatif.
L’objectif de la dernière session est donc simple : remonter au moins en positif, sinon mieux.
Session 12 / Samedi 08/03 : 15h00 – 06h00 (15h00)
Ma dernière session de la semaine. Etrangement celle que j’aborde avec le meilleur état de fraîcheur. Je suis reposé, la santé semble retrouvée. Et j’ai à nouveau un mental à toute épreuve. J’ai appris beaucoup de cette semaine de poker intensive et je suis disposé à la terminer sur une note positive. Et puis j’ai remis le tee-shirt Limpers. Histoire de boucler la boucle comme il se doit.

D’emblée, je me fais craquer les as. GoldenBoy à 77. Le flop n’est pas dangereux : K56. Il tente d’arracher. Je le call juste. Un 8 sur la turn. Il bet 40, je le reraise à la hauteur de son tapis : 100. Il call, commited. River : 4. Et il fait quinte.
Je recave (total 400). Je ne me démobilise pas. La table me convient parfaitement et le floor nous apprend qu’elle restera à 50 même après 20h00 (ce sera le cas tous les vendredi et samedi soir désormais).
Patiemment, je monte un stack fort honorable. Je dessoude au passage Kremlin, qui me paie deux fois avec AIR. La seconde fois, j’ai la seconde nut et lorsqu’il me paie en abatant ses cartes, il montre une telle assurance que je craint un instant qu’il n’ai la nut. En fait, il avait une jolie…. gutshot.

J’ai JJ, je call un raise reraise. Flop : Jxx. Deux all-in. Je n’ai plus qu’a call pour voir KK et QQ en face.
Je continue de grinder tranquillement jusqu’à la fin de la soirée, la terminant à 1.100 (soit + 700 €).
Une note très positive pour conclure cette éprouvante semaine pokerienne, riche en rebondissements de toutes sortes.
Je le répète encore une fois, ce n’est qu’une infime partie de tout ce que j’ai pu vivre à Wagram que j’ai pris le plaisir de retranscrire ici. Le reste, je ne peux le partager qu’avec ceux qui étaient là bas.
Au final, le bilan financier est mitigé.
Avant ce dernier jour, le bilan sur 7 jours était : 78 heures de jeu effectif pour 512 € de gain net.
Bilan final (8 jours) : 93 heures de jeu effectif pour 1.212 € de gain net.
Avec une moyenne de 2.300 mains vues, on obtient 17,6 bb / 100 hand en moyenne.
Il faut ensuite enlever les frais du séjour : 560 €.
Le gain net sur la semaine est donc de 652 €.
Cette somme se rajoute à la bankroll Wagram.
Balance Bankroll Wagram : 3.912 + 652 = 4.564 €.
Au final, j’ai passé une excellente semaine. 650 € de gain net, c’est peu et beaucoup à la fois. Je n’aurai pas gagné cette somme en une semaine de tournois sur limpers. Je n’aurai pas non plus joué 93 heures de CG et acquis toute l’expérience que j’estime avoir engrangée là bas.
Je suis donc globalement satisfait.
Ma bankroll Wagram se consolide et c’est le plus important.
Je regrette juste mes deux sessions de gambling. Environ 1.600 € que je perd un peu bêtement. Il faudra que ca me serve de leçon pour la suite. Notamment, en prévision de la semaine que je vais passer à nouveau là bas début avril.
Avant cela, j’y retourne le week-end de pâques : du samedi 22 au lundi 24 avril.
To be continued !

Nombre de commentaires 4
Commentaires
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gg pour les résultats et la qualité de tes CR nyan
![]() |
Envoyé 14/03/2008 à 20h50 par Flawless
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Inutile de te féliciter à nouveau pour avoir su jouer dans de telles conditions (physiques et morales). Sinon tu vois parfois on a beau y faire le PTBB ne suit pas dans ton cas : 8,8 PTBB/100h sur 2300 mains. Bien loin de ta moyenne habituelle.
Sinon merci aussi pour ces comptes-rendus qui prennent vraiment du temps à faire (on ne se rend pas forcement compte) et qui sont pas faciles à écrire d'autant plus lorsqu'on a subi des bad beats à répétition ![]() |
Envoyé 15/03/2008 à 19h37 par Vivitboss
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GG tous ca
Un ptit conseil pour limiter les frais, je ne sais pas comment tu te rend à paris, mais il éxiste des sites de covoiturage, trés sécurisés, qui te permettent de faire le voyage pour 30€ environ. Voila, gl pour la suite. |
Envoyé 23/03/2008 à 18h48 par Kargol
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Good Luck pour la suite Yann ! C'est un beau projet
![]() |
Envoyé 14/04/2008 à 00h54 par Belberautin
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