L'éxècrable Jimthompson...
juste de la bloguerie sans intérêt...

juste de la bloguerie sans intérêt...

Ouais, d'accord...
Envoyé 16/09/2008 à 19h53 par jimthompson
Assise sur un tabouret inconfortable, j’attends l’instant fatidique pour entrer en piste.
A croire que les organisateurs ont saboté le manège, le café est dégueulasse. Je me prépare mentalement. Cortex et hypophyse en ébullition. Ce n’est pas l’heure. Des fourmis colonisent mes pieds, peut-être les prémices d’une phlébite psychosomatique.
La salle est immense. Ma myopie m'handicape.*Je n’arrive pas à lire les «*recommandation incendie*» de la sécurité «*au cas où...*». Je devine que le néon vert au dessus de la porte de droite indique la sortie vers laquelle je me précipiterais lâchement «* au cas où...*»
Soit*! j’occupe mon esprit. Focaliser ce dernier sur des détails insignifiants capturent des secondes trop longues. Evidence: la connerie fait passer le temps.
A ce propos, devant moi, une pouliche trop agée, vêtue de dentelle et coiffée d’un chignon blond s’interroge. Je la regarde se dandiner, trémoussant son arrière-train déraillé vers les messieurs aux bijoux clinquants.. Spectacle limite répugnant d’une desespèrante Monique qui troque un zieutage d’usage sur sa mouche contre une pièce.
Monique, elle en avait eu un vécu singulier. Après avoir été remarquée à la caisse d’une superette par un maquereau de docteur, elle fit une entrée remarquable dans le grand monde, genre ascenseur social par l’escalier de service. C’est vrai qu’en ce temps-là, elle était jolie la Monique et puis bien brave. C’est ces salops qui l’ont aigrie.
Bref, Monique était blonde, pétillante, bavarde à mettre des que partout, un brin touchane, quoi*! D’ailleurs, la pauvrette avait été recruté à Bébéfourmiz non pas pour ses facultés en calcul mental mais pour cette petite qualité qui fait qu’une vendeuse est plus douée qu’une autre*: sa croupe. En même temps,* dire «* la pauvre*» en de telle circonstance n’est que pure subjectivité envieuse. Puisque l’aspiration première de la pétasse écervellée à la working-girl nobelisable est bien celle d’être méga bonne.
Donc Monique, mimi comme un petit coeur, est à sa caisse tranquillement. Docteur Machintruc passe par là. Evidemment, il n’allait pas faire la queue ni la cour à la caisse de Simone, 58 ans, édentée, délavée. Voilà qu’il sort du caddy THE ARTICLE*: un plat cuisiné pour une personne à réchauffer au bain-marie. Eclair de génie. Monique devine que ce grand gaillard usitant de sa mastergoldcard est bel et bien un célibataire. Après le ferrage à repasser de la-dite carte, Monique s’extrait de sa concentration habituelle et décoche un magnifique sourire email-diamant-Marilyn-Monroe.
Enlèvement. Mariage. Brushing. 4X4. Ennuie. Stérilité. Maîtresse. Divorce. Il avait pensé à rédiger un bon contrat le vieux bougre. Retour à la caisse départ avec 10 ans de manucure au compteur. On s’habitue à tout, même aux manières maniérées des pédants.
A croire que les organisateurs ont saboté le manège, le café est dégueulasse. Je me prépare mentalement. Cortex et hypophyse en ébullition. Ce n’est pas l’heure. Des fourmis colonisent mes pieds, peut-être les prémices d’une phlébite psychosomatique.
La salle est immense. Ma myopie m'handicape.*Je n’arrive pas à lire les «*recommandation incendie*» de la sécurité «*au cas où...*». Je devine que le néon vert au dessus de la porte de droite indique la sortie vers laquelle je me précipiterais lâchement «* au cas où...*»
Soit*! j’occupe mon esprit. Focaliser ce dernier sur des détails insignifiants capturent des secondes trop longues. Evidence: la connerie fait passer le temps.
A ce propos, devant moi, une pouliche trop agée, vêtue de dentelle et coiffée d’un chignon blond s’interroge. Je la regarde se dandiner, trémoussant son arrière-train déraillé vers les messieurs aux bijoux clinquants.. Spectacle limite répugnant d’une desespèrante Monique qui troque un zieutage d’usage sur sa mouche contre une pièce.
Monique, elle en avait eu un vécu singulier. Après avoir été remarquée à la caisse d’une superette par un maquereau de docteur, elle fit une entrée remarquable dans le grand monde, genre ascenseur social par l’escalier de service. C’est vrai qu’en ce temps-là, elle était jolie la Monique et puis bien brave. C’est ces salops qui l’ont aigrie.
Bref, Monique était blonde, pétillante, bavarde à mettre des que partout, un brin touchane, quoi*! D’ailleurs, la pauvrette avait été recruté à Bébéfourmiz non pas pour ses facultés en calcul mental mais pour cette petite qualité qui fait qu’une vendeuse est plus douée qu’une autre*: sa croupe. En même temps,* dire «* la pauvre*» en de telle circonstance n’est que pure subjectivité envieuse. Puisque l’aspiration première de la pétasse écervellée à la working-girl nobelisable est bien celle d’être méga bonne.
Donc Monique, mimi comme un petit coeur, est à sa caisse tranquillement. Docteur Machintruc passe par là. Evidemment, il n’allait pas faire la queue ni la cour à la caisse de Simone, 58 ans, édentée, délavée. Voilà qu’il sort du caddy THE ARTICLE*: un plat cuisiné pour une personne à réchauffer au bain-marie. Eclair de génie. Monique devine que ce grand gaillard usitant de sa mastergoldcard est bel et bien un célibataire. Après le ferrage à repasser de la-dite carte, Monique s’extrait de sa concentration habituelle et décoche un magnifique sourire email-diamant-Marilyn-Monroe.
Enlèvement. Mariage. Brushing. 4X4. Ennuie. Stérilité. Maîtresse. Divorce. Il avait pensé à rédiger un bon contrat le vieux bougre. Retour à la caisse départ avec 10 ans de manucure au compteur. On s’habitue à tout, même aux manières maniérées des pédants.
Nombre de commentaires 3
Commentaires
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Envoyé 16/09/2008 à 20h05 par Vivitboss
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Envoyé 16/09/2008 à 20h09 par jimthompson
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Envoyé 17/09/2008 à 14h04 par clinty









++ Good luck