Des différents styles de tables.
Envoyé 18/11/2008 à 12h31 par Head
Je me penche aujourd'hui modestement sur les différents styles de tables que l'on peut retrouver lors de tournois MTT et SnG sur les poker rooms.
Ma réflexion ne sera bioen sûr qu'incomplète mais je trouve intéressant de déterminer la façon optimale de jouer selon les styles.
Lors du Grand Tournament sur Winamax le mois dernier, nous sommes tomber Pprofesseur et moi à une table que je qualifierais de Weak tight.
Dans cette configuration de table, il est difficile, à mon sens de monter un tapis en deux ou trois coups bien placés, les joueurs ne donnant pas beaucoup d'action à la table mais il s'avère facile de voler une multitude de petits pots en jouant un poker un peu plus agressif que la moyenne. En effet, la position renforce notre aptitude à steal ces pots face à des joueurs serrures non aggressifs. On sait par exemple que n'importe quelle surrelance ou relance ên position sera perçue comme extrèmement dangereuse à la table et vaudra un respect immédiat. Le problème principal étant de ne pas se lancer sur des pots relancés en limpant OOP avec des mains moyennes comme QJo ou Small PP 77 et inférieures.
La table weak tight est idéale pour asseoir une image aggressive et dangereuse et faire regretter au calamar d'être à votre gauche. Ajoutons qu'être Weak tight dans un tournoi Short handed comme le GT doté d'un tapis de départ conséquent de 10 000 chips n'est d'après moi pas la façon optimale de rentabiliser son tournoi.
Etant donné le peu d'action à ma table, je jetais un coup d'oeil en parallèle à AOS11 à une autre table: je pense que AOS a un jeu tout à fait adéquat pour ce genre de tournoi mais sa table était beaucoup plus agressive que la mienne et des gros pots se jouaient plus fréquemment. J'ai catalogué sa table (peut être à tort) large passive. Beaucoup de joueurs allaient voir le flop sur des coups relancés et parfois sur relancés. Cette façon de jouer est beaucoup plus difficile à jouer à mon sens, mais cela comporte un avantage conséquent: la taille du pot est beaucoup plus importante. 1 ou 2 coups gagnés et on émerge Chip leader. Un jeu plus tight est donc à préconiser pour isoler et ratisser un calamar éventuel.
Le day 2 était d'une autre facture: le day 1 A était rempli de joueurs comme moi qui avait gagné leur ticket à l'occasion d'un satellite et la qualité de leur jeu s'en ressentait. Soit ils étaient trop large soit trop tight et leurs tapis dans le meilleur des cas stagnaient. Le day 2 donc, se révéla être beaucoup plus intéressant au niveau du jeu utilisé. Exit les CS et les Weak (même si certains avaient bien sûr survécu), place à des joueurs solides qu'ils soient TAG ou LAG. Si on pouvait être en droit de faire quelques erreurs (minimes s'entend) dans les levels du day 1A, le Day 2 punissaient les boulettes et les bévues de façon radicale. A ce moment là, entouré de joueurs qui se servent correctement de la position, du metagame et de l'image, il est indispensable de resserrer son jeu et de se servir, une fois à l'approche de la bulle, d'une agressivité bien placée. Les tables deviennent alors TAG ou LAG et il est nettement plus compliqué de s'attaquer impunément aux blindes des joueurs à sa gauche. On pourrait croire qu'il est conseillé de se recroqueviller et d'attendre les premiums pour bouger mais je me suis rendu compte que l'aggressivité que j'ai déployé à ce moment là en jouant beaucoup de mains marginales, était aussi rentable que les fois où je jouais serrure. Non seulement, je m'éclate beaucoup plus à la table en pratiquant un jeu aggressif mais je m'ouvre des champs de possibilités beaucoup plus vastes et créatifs au niveau de mon jeu! Il faut juste accepter la variance, obligatoirement plus importante ainsi que les mouvements continuels des jetons dans notre stack.
Finalement, l'adaptation est important dans ce genre de tournoi mais ce qui est plus important à mon sens c'est d'imposer son propre style à la table pour ne pas subir.
J'ai quelque peu dérivé sur les objectifs de mon article. Les critiques, les ajouts sont les bienvenus...
A plus...
Ma réflexion ne sera bioen sûr qu'incomplète mais je trouve intéressant de déterminer la façon optimale de jouer selon les styles.
Lors du Grand Tournament sur Winamax le mois dernier, nous sommes tomber Pprofesseur et moi à une table que je qualifierais de Weak tight.
Dans cette configuration de table, il est difficile, à mon sens de monter un tapis en deux ou trois coups bien placés, les joueurs ne donnant pas beaucoup d'action à la table mais il s'avère facile de voler une multitude de petits pots en jouant un poker un peu plus agressif que la moyenne. En effet, la position renforce notre aptitude à steal ces pots face à des joueurs serrures non aggressifs. On sait par exemple que n'importe quelle surrelance ou relance ên position sera perçue comme extrèmement dangereuse à la table et vaudra un respect immédiat. Le problème principal étant de ne pas se lancer sur des pots relancés en limpant OOP avec des mains moyennes comme QJo ou Small PP 77 et inférieures.
La table weak tight est idéale pour asseoir une image aggressive et dangereuse et faire regretter au calamar d'être à votre gauche. Ajoutons qu'être Weak tight dans un tournoi Short handed comme le GT doté d'un tapis de départ conséquent de 10 000 chips n'est d'après moi pas la façon optimale de rentabiliser son tournoi.
Etant donné le peu d'action à ma table, je jetais un coup d'oeil en parallèle à AOS11 à une autre table: je pense que AOS a un jeu tout à fait adéquat pour ce genre de tournoi mais sa table était beaucoup plus agressive que la mienne et des gros pots se jouaient plus fréquemment. J'ai catalogué sa table (peut être à tort) large passive. Beaucoup de joueurs allaient voir le flop sur des coups relancés et parfois sur relancés. Cette façon de jouer est beaucoup plus difficile à jouer à mon sens, mais cela comporte un avantage conséquent: la taille du pot est beaucoup plus importante. 1 ou 2 coups gagnés et on émerge Chip leader. Un jeu plus tight est donc à préconiser pour isoler et ratisser un calamar éventuel.
Le day 2 était d'une autre facture: le day 1 A était rempli de joueurs comme moi qui avait gagné leur ticket à l'occasion d'un satellite et la qualité de leur jeu s'en ressentait. Soit ils étaient trop large soit trop tight et leurs tapis dans le meilleur des cas stagnaient. Le day 2 donc, se révéla être beaucoup plus intéressant au niveau du jeu utilisé. Exit les CS et les Weak (même si certains avaient bien sûr survécu), place à des joueurs solides qu'ils soient TAG ou LAG. Si on pouvait être en droit de faire quelques erreurs (minimes s'entend) dans les levels du day 1A, le Day 2 punissaient les boulettes et les bévues de façon radicale. A ce moment là, entouré de joueurs qui se servent correctement de la position, du metagame et de l'image, il est indispensable de resserrer son jeu et de se servir, une fois à l'approche de la bulle, d'une agressivité bien placée. Les tables deviennent alors TAG ou LAG et il est nettement plus compliqué de s'attaquer impunément aux blindes des joueurs à sa gauche. On pourrait croire qu'il est conseillé de se recroqueviller et d'attendre les premiums pour bouger mais je me suis rendu compte que l'aggressivité que j'ai déployé à ce moment là en jouant beaucoup de mains marginales, était aussi rentable que les fois où je jouais serrure. Non seulement, je m'éclate beaucoup plus à la table en pratiquant un jeu aggressif mais je m'ouvre des champs de possibilités beaucoup plus vastes et créatifs au niveau de mon jeu! Il faut juste accepter la variance, obligatoirement plus importante ainsi que les mouvements continuels des jetons dans notre stack.
Finalement, l'adaptation est important dans ce genre de tournoi mais ce qui est plus important à mon sens c'est d'imposer son propre style à la table pour ne pas subir.
J'ai quelque peu dérivé sur les objectifs de mon article. Les critiques, les ajouts sont les bienvenus...
A plus...

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