De l'importance de la démarche au poker
Bon, étant donné qu’on nous a fourni de nouvelles fonctionnalités rédactionnelles, autant les utiliser
Je tenais à partager mes interrogations existentielles sur le poker avec le reste du monde et voici l’occasion rêvée ; à moi le studio :
Jouant au poker en ligne depuis plus d'un an maintenant, je me pose de plus en plus fréquemment des questions cruciales: Quel joueur suis-je ? Quel est l’objectif ? Quelle est la voie pour y parvenir ? C'est à dire qu’à un moment, je crois qu’il est important de prendre du recul par rapport au jeu lui-même, et se concentrer sur la démarche à long terme plutôt que sur le jeu ponctuel (Ex: dois-je payer une relance tapis avec un brelan sur un flop unicolore, etc.).
Vous n'êtes pas sans ignorer que le poker est un jeu dont les résultats s'évaluent sur la durée, et qu'au delà des aspects technique résident d'autres dimensions : l'expérience (situation awareness, pattern recognition, mind reading), la maîtrise de soi (tilt control, poker face), le but ou la stratégie à long terme et l’habilité à se remettre en question perpétuellement.
Hors, en discutant avec des joueurs, je constate que beaucoup (à commencer par moi) ressentent du contentement après une journée de gain et un score positif de la bankroll, mais ce contentement ouvre la voie à un problème vicieux car furtif : l’auto-satisfaction.
Car ce sont ces mêmes joueurs qui ont tendance à baisser les bras lorsque la malchance se manifeste, persiste et signe (« Bon, j’arrête le poker, je n’arrête pas de perdre, j’en ai trop marre »).
Je m'explique : pour avoir connu des périodes de bad runs étendues par le passé (plusieurs semaines), et totalement perdu la foi en mes capacités à gagner un pot, il m’a fallu du temps pour retrouver le goût de jouer.
Il m’est aujourd’hui limpide que c’était une étape obligée pour atteindre une rupture de tout investissement personnel dans le jeu, et cela m’a fortement aidé à cultiver l’indifférence et remplacer le doute et la colère par l’analyse et le détachement.
Les badbeats m’affectent moins que par le passé, en fait je suis plutôt content dorénavant quand une main favorite tapis au flop tient le coup jusqu'à l’abattage.
Mon but au jour le jour en tant que joueur de poker, c’est d’arriver à afficher un sang froid d’alligator tueur en série en toute situation, rester serein en plein down de ½ de la bankroll, ne pas broncher badbeat après badbeat quelle que soit la situation. Car ces événements font partie du jeu.
Mais aussi, voire plus important encore, ne pas sourciller lors des moments plus heureux, savoir reconnaître les périodes de chance et temporiser l’après-coup et toujours corriger les failles dans son jeu, pour s’adapter à toute situation (polyvalence).
Mon but à long terme, c’est maintenir une croissance constante de la bankroll par mois ou même par an et monter en limites, réel indicateur de réussite.
Il m’est arrivé de me poser des questions légitimes sur ma gestion des fonds, et ce n’était pas toujours évident de galérer aux tournois à 1$ alors que d’autres font les étoiles filantes pendant une semaine de 50$ à 0$ en passant par 2000$ (hi seto).
Je pensais que j’avais tort de jouer aussi bas, et je n’ai que récemment appris que ce n’était si moisi de ne pas jouer plus 5% de sa BR (bon par contre les tables 0.01/0.02 c’est vraiment la misère ; pour commencer sérieusement il vaut mieux se charger à 100$ pour taper dans le NL5 quand même à moins d'être SuperNewbie...).
Autant je ne brûlerai sûrement pas toute ma bankroll en allant tenter ma chance trop haut en limites, autant ca ne me posera jamais de problèmes de gambler 1 semaine de salaire sur un seul coup (ouais enfin pas tous les jours..). En fait je considère en quelque sorte ma bankroll poker comme un compteur inaltérable, un peu comme l’expérience dans un rpg, le but c’est que ca monte, tant pis si c’est lent, vaut mieux ca que crever et perdre la moitié. Et monter en limites c'est le level up. Belle parabole en réalité.
Voilà, c’était my two eurocents sur la question de la démarche pokeristique, j’ai probablement encore une expérience de nouveau-né tombé du nid dans le milieu, et tout joueur sérieux doit considérer ca comme des banalités de base mais pour moi, le tunnel obscur de l'ignorance dévoile à chaque pas de nouveaux tournants menant à l'accomplissement de la lumière sous l'azur bleu dérisoire du temps qui se passe, contre duquel on ne peut rien. Et vice et versa.
Good Luck.
Je tenais à partager mes interrogations existentielles sur le poker avec le reste du monde et voici l’occasion rêvée ; à moi le studio :Jouant au poker en ligne depuis plus d'un an maintenant, je me pose de plus en plus fréquemment des questions cruciales: Quel joueur suis-je ? Quel est l’objectif ? Quelle est la voie pour y parvenir ? C'est à dire qu’à un moment, je crois qu’il est important de prendre du recul par rapport au jeu lui-même, et se concentrer sur la démarche à long terme plutôt que sur le jeu ponctuel (Ex: dois-je payer une relance tapis avec un brelan sur un flop unicolore, etc.).
Vous n'êtes pas sans ignorer que le poker est un jeu dont les résultats s'évaluent sur la durée, et qu'au delà des aspects technique résident d'autres dimensions : l'expérience (situation awareness, pattern recognition, mind reading), la maîtrise de soi (tilt control, poker face), le but ou la stratégie à long terme et l’habilité à se remettre en question perpétuellement.
Hors, en discutant avec des joueurs, je constate que beaucoup (à commencer par moi) ressentent du contentement après une journée de gain et un score positif de la bankroll, mais ce contentement ouvre la voie à un problème vicieux car furtif : l’auto-satisfaction.
Car ce sont ces mêmes joueurs qui ont tendance à baisser les bras lorsque la malchance se manifeste, persiste et signe (« Bon, j’arrête le poker, je n’arrête pas de perdre, j’en ai trop marre »).
Je m'explique : pour avoir connu des périodes de bad runs étendues par le passé (plusieurs semaines), et totalement perdu la foi en mes capacités à gagner un pot, il m’a fallu du temps pour retrouver le goût de jouer.
Il m’est aujourd’hui limpide que c’était une étape obligée pour atteindre une rupture de tout investissement personnel dans le jeu, et cela m’a fortement aidé à cultiver l’indifférence et remplacer le doute et la colère par l’analyse et le détachement.
Les badbeats m’affectent moins que par le passé, en fait je suis plutôt content dorénavant quand une main favorite tapis au flop tient le coup jusqu'à l’abattage.
Mon but au jour le jour en tant que joueur de poker, c’est d’arriver à afficher un sang froid d’alligator tueur en série en toute situation, rester serein en plein down de ½ de la bankroll, ne pas broncher badbeat après badbeat quelle que soit la situation. Car ces événements font partie du jeu.
Mais aussi, voire plus important encore, ne pas sourciller lors des moments plus heureux, savoir reconnaître les périodes de chance et temporiser l’après-coup et toujours corriger les failles dans son jeu, pour s’adapter à toute situation (polyvalence).
Mon but à long terme, c’est maintenir une croissance constante de la bankroll par mois ou même par an et monter en limites, réel indicateur de réussite.
Il m’est arrivé de me poser des questions légitimes sur ma gestion des fonds, et ce n’était pas toujours évident de galérer aux tournois à 1$ alors que d’autres font les étoiles filantes pendant une semaine de 50$ à 0$ en passant par 2000$ (hi seto).
Je pensais que j’avais tort de jouer aussi bas, et je n’ai que récemment appris que ce n’était si moisi de ne pas jouer plus 5% de sa BR (bon par contre les tables 0.01/0.02 c’est vraiment la misère ; pour commencer sérieusement il vaut mieux se charger à 100$ pour taper dans le NL5 quand même à moins d'être SuperNewbie...).
Autant je ne brûlerai sûrement pas toute ma bankroll en allant tenter ma chance trop haut en limites, autant ca ne me posera jamais de problèmes de gambler 1 semaine de salaire sur un seul coup (ouais enfin pas tous les jours..). En fait je considère en quelque sorte ma bankroll poker comme un compteur inaltérable, un peu comme l’expérience dans un rpg, le but c’est que ca monte, tant pis si c’est lent, vaut mieux ca que crever et perdre la moitié. Et monter en limites c'est le level up. Belle parabole en réalité.
Voilà, c’était my two eurocents sur la question de la démarche pokeristique, j’ai probablement encore une expérience de nouveau-né tombé du nid dans le milieu, et tout joueur sérieux doit considérer ca comme des banalités de base mais pour moi, le tunnel obscur de l'ignorance dévoile à chaque pas de nouveaux tournants menant à l'accomplissement de la lumière sous l'azur bleu dérisoire du temps qui se passe, contre duquel on ne peut rien. Et vice et versa.
Good Luck.
Nombre de commentaires 5
Commentaires
-
Envoyé 20/09/2007 à 19h06 par SeTo.
-
Envoyé 22/09/2007 à 01h09 par ThePunisher31
-
une remarque :
Le plaisir dans tout ça?Envoyé 20/10/2007 à 09h59 par patoche31
-
Envoyé 20/10/2007 à 15h34 par @^^@~
-
Envoyé 08/02/2008 à 10h26 par chacalcalvi









