Stratégie au poker, article essai sur le continuation bet au flop en no limit hold'em, les bases simples ... Article traduit Continuation Bet Article – Par FreakDaddy @ Forums 2+2 Auteurs
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Toute reproduction même partielle ou distribution est interdite sans l'accord préalable des représentants du site limpers.com Les bases du continuation bet en NLH
Les continuation bets portent bien leur nom. Ils sont la continuité d’une agression réalisée préflop, effectuée dans le but de prendre le pot si le raiser préflop a raté son flop, ou pour continuer à construire un pot lorsque l’on est devant. Lorsqu’ils sont utilisés avec succès, ils sont une arme essentielle pour amasser des gains pour tout joueur de poker solide. Lorsqu’ils ne sont pas utilisés à bon escient, en général par des débutants qui abusent de ce concept, ils peuvent au contraire devenir une façon de jouer marginale, voire carrément une technique perdante. Cet article vise à déterminer la façon d’optimiser l’utilisation des continuation bets par l’examen des situations préflops, de la texture du flop, de la taille des mises et du type d’adversaire rencontré.
Le but premier d’un bon continuation bet est de gagner des pots sur des flops que vous avez ratés au moins une fois sur deux. La correcte utilisation des relances préflop, la taille des mises et l’équilibre sont des composantes essentielles dans l’obtention de meilleurs résultats que de simplement éviter de perdre de l’argent avec vos continuation bets. Malgré tout vous pouvez ne réussir que 35% de vos continuation bets et rester profitable à partir du moment où la taille de ceux-ci reste suffisamment petite pour permettre un taux d’échec plus élevé.
Voici par exemple trois tailles classiques de continuation bets :
(½ pot) Si le Pot est de 12BB et que vous faites un continuation bet de seulement 6BB vous aurez besoin de réussir 34% du temps.
(¾ de pot) Si le Pot est de 12BB et que vous faites un continuation bet de seulement 8BB vous aurez besoin de réussir 41% du temps.
(Taille du pot) Si le Pot est de 12BB et que vous faites un continuation bet de 12BB vous aurez besoin de réussir 51% du temps.
Lorsque vous déterminez la taille correcte d’un continuation bet quand vous avez raté le flop, vous voulez choisir la taille minimale qui vous permettra de gagner le pot en prenant le minimum de risques. Dans un monde parfait, vous pourriez miser ¼ du pot et prendre celui-ci plus de 50% du temps. Vous pourriez aussi miser le pot lorsque vous avez trouvé votre flop et être suivi dans plus d’un cas sur deux. Malheureusement, la plupart des adversaires qui portent un minimum d’attention au jeu vont vite comprendre votre manège. En conséquence, la meilleure façon d’éviter cela est d’utiliser une taille de mise très similaire entre ces deux cas et de la faire varier en fonction de la texture du flop et du type d’adversaire jouant contre vous. Cela aura pour effet de créer du « hasard » dans votre jeu qui deviendra dès lors beaucoup plus difficile à lire pour vos adversaires et vous permettra de maximiser vos gains.
Dans les small stakes No-Limit Holdem, la taille optimale de vos continuation bets devrait être comprise entre les ¾ du pot et une mise de la taille du pot. Si vous utilisez cette arme assez efficacement, vous pourrez faire varier la taille de vos mises de façon à vous procurer de meilleures chances de victoire lorsque vous ratez et de construire un bon pot lorsque vous trouvez un tableau favorable. Par exemple, lorsque vous avez raté le flop, si vous ne misez pas du tout 20% du temps, que vous misez le pot 50% du temps, et ¾ du pot dans les autres cas, vous gardez votre adversaire dans le doute tout en l’intimidant. De la même façon, si vous misez la taille du pot 85% du temps quand vous trouvez votre flop et ¾ du pot pour les 15% restants, vous gardez votre adversaire dans le doute mais vous faites basculer les cotes en votre faveur. Vous devrez malgré tout ajuster ces pourcentages en fonction de votre style de jeu (Voir « Quel joueur êtes-vous ? » à la fin de cet article).
Examinons donc grossièrement une de ces situations et disons que votre adversaire vous paye dans la moitié des cas et qu’il se couche le reste du temps ce qui est assez proche de la réalité que vous rencontrerez dans les small stakes en NL. Disons également que la taille du pot est de 12BB et que nous simulions 100 fois le coup. Partons aussi du principe que nous n’améliorons jamais notre main après le continuation bet. Le résultat net dans ce cas sera le suivant :
20% du temps, pas de mise/30% du temps mises des ¾ du pot/ 50% mise de la taille du pot
Votre adversaire paye calls / vous perdez 120 BB
Votre adversaire se couche /vous gagnez 180 BB
Votre adversaire mise- Vous /check/fold = 0
Résultat Net : 60 BB
Evidemment il faut également considérer le fait que dans certains cas nous allons améliorer notre main et que parfois, notre adversaire se couchera au turn, et je parle seulement des situations où nous n’aurons pas trouvé de flop. Lorsque nous en trouvons un et que nous avons mixé efficacement notre utilisation des continuation bets, nous devrions pas mal engranger parce que nous avons gardé notre adversaire dans le doute et déstabilisé. Il s’agit là d’une des clés essentielles dans le continuation bet : L’équilibrage. Lorsque vous parvenez à un bon équilibre (ndt dans l’utilisation et la taille de vos c-bets), vous devriez devenir indifférent au fait que votre mise soit suivie ou non. Si vous êtes suivi en ayant raté le flop, vous parvenez malgré tout au même but : la prochaine fois que vous aurez trouvé une grosse main au flop et que vous miserez vos adversaires douteront pour savoir si vous êtes encore de c-bet ou si vous tenez réellement une main.
Il est vrai que peu d’adversaires en ligne prêtent une réelle attention à ce que vous faites parce qu’ils sont en train de regarder la TV ou de multi-tabler. Nous ne devons pas nous préoccuper de savoir s’ils sont attentifs ou pas mais nous devons être vigilants à varier nos mises de façon à obtenir les meilleures cotes possibles considérant le flop et les cartes dont nous disposons.
Gardez aussi en tête que 70% des flops ne donnent rien à vos adversaires. C’est ce qui rend le continuation bet tellement efficace. Si votre adversaire n’a pas une paire servie ou n’en a qu’une très petite, il ne pourra probablement pas vous suivre si vous mettez un niveau de pression adéquat.
Contre quels joueurs est-il opportun de faire un continuation bet ?
Certains types de joueurs représentent des cibles plus intéressantes que d’autres pour utiliser le continuation bet. Vous voulez donc identifier ceux-ci et faire des c-bets aussi souvent que possible.
En voici des exemples :
La Souris :
La souris joue un style plutôt weak/tight. C’est un joueur qui entre dans peu de coups, et lorsqu’il le fait c’est quasiment toujours avec une main premium. Il ne continuera quasiment jamais s’il ne touche pas son flop, ou s’il n’a pas une main très forte s’il est agressé. Vous devrez être attentif pour remarquer une souris car vous pourriez presque penser qu’elle est inexistante. Lorsque vous ratez le flop, attaquez, vous gagnerez contre la souris bien plus souvent que contre n’importe quel autre joueur. Lorsque vous trouvez un flop, essayez de l’attirer en attaquant faiblement pour l’inviter à vous suivre. Si la souris vous agresse, couchez-vous à moins que vous ayez une main solide.
Le Roc :
Le Roc est assez proche de la souris dans le sens où il ne joue que peu de pots. Ils diffèrent juste par le fait que le roc payera parfois avec des pockets pairs s’il suspecte que vous êtes en train de miser en pur bluff. Malgré tout, il est quasiment aussi timide que la souris donc si vous continuez à mettre la pression et qu’il tient une main marginale, vous parviendrez à gagner le pot. C’est le second type de joueur le plus rentable pour utiliser le continuation bet. Mettez lui la pression autant que possible, mais soyez attentif si vous pensez que le roc a trouvé un bon flop. Testez le mais donnez lui du respect s’il vous offre trop de résistance.
Le Chacal :
Ce joueur joue juste un peu trop de mains, mais pas assez pour que nous devions nous préoccuper par le fait qu’il touche sur des boards improbables. Il aime voir des flops pour pas cher, et il paye parfois des relances avec des mains de second rang. Si vous avez joué un jeu solide pendant votre session, attaquez et faites des continuation bet contre lui assez souvent. Le Chacal aime s’amuser et être impliqué dans beaucoup de pots mais il accorde au joueur tight/aggressive le bénéfice du doute plus souvent qu’aux autres joueurs. Ici encore si vous rencontrez une forte résistance, mettez le frein à votre action.
Le Professeur d’Ecole :
Cet adversaire jour en general un jeu très ABC qui est facilement lisible. Il ne continuera généralement pas sur un flop à moins qu’il n’ait top pair ou mieux et met généralement peu de pression. Il relancera avec une main solide, et lorsqu’il le fait, soyez prêt à lâcher votre main à moins qu’elle ne soit excellente. Vous pouvez l’identifier parce qu’il fait en général des commentaires sur la (mauvaise) façon qu’ont les autres de jouer ou qu’ils informent la table sur la façon dont une main aurait du être jouée. Ces joueurs comprennent les basiques mais ne vont pas beaucoup plus loin. Mettez leur la pression et testez les aussi souvent que possible.
L’Artiste:
Cet adversaire est bon pour votre stack. Il paiera généralement vos mises au flop en espérant que vous abandonnerez au turn ou que son Ace high sera suffisant pour gagner. Ca peut vous prendre du temps de repérer ce joueur, mais une fois que vous l’avez fait, le mieux est de miser contre lui et de vous préparer à envoyer un second barell. Cet adversaire peut se présenter sous deux visages et il faut que vous les connaissiez. Le premier est un joueur relativement passif qui aime simplement payer et espère faire une paire avec son Roi ou son As sur le turn, mais qui se couchera facilement si vous misez encore. Le second est en général un peu plus agressif qui vous paiera parce qu’il ne croit pas à votre mise au flop, malgré tout il se couchera si vous continuez à miser au turn. Dans les deux cas, faites attention aux joueurs qui payent souvent vos mises au flop mais qui se couchent beaucoup face à des mises au turn. Assurez-vous d’avoir de bons reads sur ces adversaires avant d’engager trop de jetons dans le pot lorsque vous avez manqué le flop. N’essayez pas de second barell avant d’être confiant dans la texture du flop et dans la façon de jouer le turn.
Les joueurs contre qui il ne faut pas faire de Continuation Bet :
Alors qu’il existe plusieurs types de joueurs contre qui vous voulez faire des continuation bets, il y en a d’autres contre qui il vaut mieux éviter de le faire trop souvent. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas le faire du tout mais que vous devrez simplement faire preuve de plus de discernement.
Voici un certain nombre d’entre eux :
Le Maniac :
Le véritable maniac n’a pas besoin de présentation, et vous n’aurez aucune difficulté à le repérer à la table. Il sera impliqué dans de nombreux pots, relancera beaucoup préflop and ira beaucoup trop loin avec des mains médiocres. Le maniac ne sait pas vraiment simplement caller. Généralement il choisit de relancer, ou bien relancer, ou encore...relancer. Lorsqu’il se contente de payer, vous devriez immédiatement mettre les freins. Contre ce type d’adversaire, vous n’avez qu’à attendre les mains premiums et les masquer pour les laisser se pendre tous seuls. N’ayez pas non plus trop peur de l’agresser viollement. Je recommande de ne pas jouer le continuation bet contre le maniac étant donnéqu’il y a de fortes chances qu’il vous relance ou vous paye avec n’importe quelles cartes. Vous avez les moyens d’attendre de meilleurs spots contre ce joueur. Ce qui ne veut bien sûr pas dire qu’il est impossible de les sortir d’un coup, ni qu'il faut les laisser vous marcher dessus. Seulement si vous faites des continuation bets contre eux, assurez-vous d’avoir de bons outs.
Le Gambler :
Le Gambler est assez proche du maniac à ceci près qu’il ne relancera pas aussi souvent et qu’il ne sera pas aussi agressif. Malgré tout, il va gamble et tenter de toucher des gut-shots ou surjouer ses second pair. Le gambler sera aussi facile que le maniac à identifier puisqu’il rentrent dans de nombreux coups. La plus grande différence est que le gambler se couchera plus souvent lorsqu’il se sait battu. Si malgré tout il a la moindre chance de vous battre au tirage, il la tentera souvent. Lorsqu’il vous arrive de toucher une grosse main, vous ne devez pas hésiter à miser fort. Vous pouvez aussi utiliser la même stratégie que contre le maniac et le laisser miser pour vous mais le gambler, à l’inverse du maniac va parfois checker après vous. En conséquence, la meilleure option est de miser et espérer qu’il vous relance. Vous pouvez faire des continuation bets contre les gambler plus souvent que contre le maniac mais faites le sur des flops ne présentant pas trop de draws.
La Calling Station :
En principe celui-ci devrait être assez évident. Si vous ratez le flop, vous ne voulez pas miser contre quelqu’un qui vous suivra avec n’importe quelle carte. La calling station payera joyeusement n’importe quelle mise que vous ferez donc n’essayez pas de la bluffer. Attendez simplement de bonnes mains qui trouvent le flop, misez jusqu’à la river et n’oubliez pas de dire merci. La calling station est évidemment facile à repérer. C’est la personne qui paye et essaye de toucher n’importe quel gut shot, flush draw ou one outer. Elle ne raise quasiment jamais et lorsqu’elle le fait vous pouvez turbo-mucker votre main. Les calling stations ne bluffent pas. Je vous recommande fortement de ne quasi jamais faire de continuation bet sur des flops ratés contre ce type de joueur car vous pourriez vous retrouver à perdre de l’argent en essayant de leur faire lâcher leur main.
Quel joueur êtes-vous ?
La fréquence de vos continuation bets dépend également beaucoup de votre propre style de jeu. Si vous êtes assez conservateur et que vous ne relancez pas souvent préflop, vous aurez plus de respect lorsque vous misez et vos continuations bets auront plus de chance de succès qu’un gambler qui raise souvent préflop. Vous ne devez pas seulement connaître votre adversaire, vous devez aussi être conscient de la perception que peut avoir la table quant à votre style de jeu. N’ajustez donc pas votre fréquence de continuation bet en fonction du style de jeu que vous jouer à l’instant T. Faites le de la façon qui convient le mieux en fonction de l’historique que vous avez sur une table donnée. Prenez en considération le nombre de coups dans lequel vous avez été impliqué récemment, la fréquence de vos relances, et le genre de mains que vous avez montré au showdown. EX : Vous pouvez être du genre conservateur qui ne relance que 5% de ses mains préflop mais vous venez d’avoir une bonne série de cartes. Si vous avez beaucoup relancé sans montrer vos cartes et que vous avez AK et relancez encore, ne devenez pas fou si vous ratez le flop. Vous pouvez juste checker et abandonner le pot. Lorsqu’un seul et même joueur se met à beaucoup relancer, une certaine tension s’installe à la table et quelqu’un peut tenter d’y mettre fin. Soyez toujours conscient du style de jeu que vous avez utilisé récemment et à l’image que vous donnez. Le fait que vous ayez joué votre jeu normal ou pas n’a aucun impact sur la façon dont les autres pensent que vous jouez.